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Psychothérapie du corps vivant relationnel

De l’usage sensible des résonances corporelles du thérapeute

Séminaire avec Julianne Appel-Opper

2-3-4 décembre 2019

Psychologue, psychothérapeute, superviseuse et formatrice internationale. Exerce actuellement en Allemagne.
Elle est accréditée par l’UKCP (United Kingdom Council for Psychotherapy), membre de l’IARPP (International Association for Relational Psychoanalysis and Psuchotherapy), de l’UKAHPP (United Kingdom Association of Humanistic Psychology Practitioners), et membre agréée du BPS (British Psychological Society)
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Nombre de concepts liés aux psychothérapies corporelles s’attachent à la conscience qu’a le thérapeute des sensations corporelles de son client. Ce séminaire expérientiel se centre sur l’importance du rôle des résonances physiques du thérapeute. Au fil de leur communication non verbale, thérapeute et client co-créent un champ incarné dans lequel chacun d’eux se relie et se réfère à l’autre. Nous examinerons ensemble comment développer ces résonances en interventions incarnées.
Cette « communication de corps vivant à corps vivant » accède au savoir relationnel implicite et sensible. C’est une méthode très puissante pour soutenir la guérison et le changement
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Objectifs

Ce séminaire se donne pour but de fournir un cadre et des compétences pratiques qui permettent aux participants de repérer en eux les résonances corporelles suscitées par la relation thérapeutique et de les organiser en interventions incarnées.

Ce séminaire est expérientiel, de 25 personnes maximum ; c’est une occasion rare de travailler avec cette finesse et cette profondeur l’ensemble de l’implicite charnel engagé entre thérapeute et client.

Informations pratiques

Bulletin d’inscription
  • Date : Lundi 2, mardi 3 et mercredi 4 décembre 2019
  • horaires : 10h-13h & 14h30-18h
  • Lieu : Paris

Extrait d’un texte de Julianne Appel-Opper :

« Les clients apportent avec eux leur savoir relationnel pré-verbal implicite dans nos cabinets. La façon avec laquelle le client entre dans la pièce, nous regarde, s’assied, bouge, tous ses gestes nous racontent leurs rythmes et leur mélodies relationnels. Leurs corps font le récit à l’entour de la façon dont ils ont été regardés, tenus et touchés, s’ils ont été réconfortés et encouragés ou abusés et maltraités.
Le corps vivant use d’un certain langage : une épaule immobile, un regard qui se perd, une façon de chercher son souffle, un mouvement ténu disent quelque chose. En tant que thérapeutes nous réagissons physiquement à ces récits charnels. Ils nous atteignent peau à peau, cœur à cœur, muscle à muscle sans guère de médiation d’un processus cognitif ou réflexif et nous y réagissons de façon non délibérée. Par de petits mouvements : nous nous reculons sur le dossier, nous retenons notre souffle, nous nous tendons, regardons ailleurs et soudainement nous avons froid. Je crois fermement que toutes ces résonances du thérapeute envoient aussi quelque chose vers le client. Cela a motivé mon exploration de cette communication incarnée et permanente entre thérapeute et client avec pour objectif de trouver un moyen d’amener cette riche communication souvent non remarquée dans la lumière de l’espace thérapeutique.
Il s’ensuit une approche corporelle de la psychothérapie que j’ai nommée « Psychothérapie du corps vivant relationnel » (RLBP - Relational Living Body Psychotherapy). J’ai déjà publié plusieurs articles en Grande Bretagne (Appel-Opper, 2008a, 2008b, 2009) et je suis heureuse de pouvoir la partager avec mes collègues américains. Nombre de concepts liés aux psychothérapies corporelles se concentrent sur la prise de conscience des résonances corporelles et des sensations du client. Les résonances physiques du thérapeute, ses réactions - telles que les changements subtils de posture, de gestuelle ou de mouvements - sont utilisées principalement pour s’informer sur le client (Joyece & Stills, 2001) ou sont considérées comme un contre-transfert corporel (Soth, 2006). Je crois qu’il est insuffisant de prendre simplement conscience des résonances physiques du thérapeute et/ou du client. Il semble plus efficace de développer des interventions incarnées qui agissent alors comme une communication guérissante, de corps vivant à corps vivant. Je considère cette communication non verbale entre thérapeute et client comme une co-création dans laquelle chacun se relie et se réfère à l’autre. Les récits corporels du client co-créent des résonances chez le thérapeute ce qui, en retour, co-crée des résonances chez le client. Dans la psychothérapie RLBP le thérapeute apporte ses propres résonances corporelles dans l’espace thérapeutique, affirmant ainsi - de corps à corps - ce que les récits corporels du client véhiculent. C’est une partie importante de la psychothérapie RLBP car elle encourage le corps du client à continuer à parler. Les récits sont confirmés pas à pas au cours d’un processus d’éclaircissement sécurisant. Les interventions et expérimentations incarnées sont alors co-créées au sein de ce champ corporel entre thérapeute et client. En se tenant comme corps réceptif et présent, le thérapeute peut suivre la façon dont le client l’impacte ainsi que la manière avec laquelle ses interventions corporelles impactent le client. »


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